CONFÉRENCE DES PRÉSIDENTS D’ASSOCIATIONS DE PROFESSEURS SPÉCIALISTES

Des évènements fort « opportuns »

 

Déclaration

de la Conférence des Présidents d’Associations de Professeurs Spécialistes

sur la tenue du Baccalauréat 2011

 Voir aussi :

Non au CCF au baccalauréat STG (3 juillet 2005)

Appel unitaire pour la valeur nationale du baccalauréat (10 janvier 2005)

Le baccalauréat et le modèle français par Romain Vignest

Déclaration sur le baccalauréat (30 janvier 2004)

 

La bonne tenue du Baccalauréat 2011 a été affectée par un certain nombre de dysfonctionnements et d’actions malveillantes. Ces évènements graves suscitent les inquiétudes des parents et des élèves, conduisent  administrations et chefs de centre d’examen à faire état de leurs difficultés d’organisation et de gestion et alimentent l’idée que seule une réforme de l’examen constituerait une solution à ces problèmes qui risquent de se reproduire voire d’empirer.

          Pour les associations soussignées, membres de la Conférence des Présidents d’associations de Professeurs Spécialistes, une modernisation des procédures d’organisation qui, entre autres, prendrait en compte les performances des nouvelles technologies, ne saurait servir de prétexte à la dénaturation des principes et des exigences propres à l’examen du baccalauréat. Elles tiennent donc à affirmer leur attachement à cet examen, institution républicaine, sanction des études secondaires et premier grade des études supérieures, auxquelles il donne accès.

Pour conserver sa valeur et ce statut, le baccalauréat doit comporter des épreuves anonymes et respecter la déontologie selon laquelle un professeur n'examine pas ses propres élèves ; les épreuves, écrites et orales, doivent toutes être nationales et reposer sur les programmes nationaux dispensés selon des horaires nationaux.

 

Ce ne pourrait plus être le cas si, en réponse aux problèmes évoqués plus haut, on avait recours outre à la réduction des épreuves, à la prise en compte de notes de contrôle continu ou de contrôle en cours de formation.

Les professeurs seraient exposés à de graves pressions, ainsi qu’à un accroissement des agressions physiques et verbales.

Les candidats risqueraient d’être jugés en fonction de leur comportement pendant l’année scolaire.

Les élèves perdraient le sens de l’effort qu’exige une épreuve finale, alors que ce sens de l’effort leur sera nécessaire dans leur vie d’adulte.

Enfin et surtout, le niveau du diplôme ne serait plus homogène et varierait selon la réputation des lycées et les accointances personnelles. Il ne serait plus qu’un certificat de fin d’études dans un établissement donné. A terme, un tel diplôme ne garantirait plus ni l’accès aux études supérieures, ni la possibilité de trouver un emploi.

 

Association Nationale des Professeurs de Biotechnologie Santé Environnement (ANPBSE)

Association des Professeurs d'Arts Plastiques (APAP)

Association des Professeurs de Communication et d'Économie-Gestion (APCEG)

Association des Professeurs d'Éducation MUsicale (APEMU)

Association des Professeurs de Français et de Langues Anciennes des Classes Préparatoires Littéraires (APFLA-CPL)

Association des Professeurs d'Histoire-Géographie (APHG)

Association des Professeurs de Lettres (APL)

Association des Professeurs de Mathématiques de l'Enseignement Public (APMEP)

Association des Professeurs de Philosophie de l'Enseignement Public (APPEP)

Association des Professeurs de Sciences Médico-Sociales (APSMS)

Coordination Nationale des Associations Régionales d'Enseignants de Langues Anciennes (CNARELA)

Société des Langues Néo-Latines