Pour un enseignement obligatoire de culture humaniste en classe de Seconde

(Bureau du 20 septembre 2008, actualisé le 22 octobre 2008)

 

Voir la maquette proposée par l'APL

 

Selon nos dernières informations, l'élève de Seconde suivrait huit enseignements de tronc commun (français, histoire-géographie, mathématiques, deux langues vivantes, EPS, sciences expérimentales) accompagnés de quatre modules « d'exploration ». Sans préjudice des critiques qu'elle a déjà formulées et de celles qu'elle sera sans doute amenée à formuler dans les semaines à venir, l'APL fait la proposition suivante.

 

Puisque l'un des objectifs affichés de cette réforme est de rééquilibrer l'enseignement dispensé au lycée, notamment au profit des humanités, et parce que leur enseignement importe à tous les élèves, quelle que soit leur orientation en Première, l'APL demande l’institution d’un enseignement obligatoire de culture humaniste, lequel aura vocation soit à devenir un enseignement modulaire au sein de la famille « humanités » soit une option facultative dans les autres familles. Statutairement, en Seconde, il ne constituera donc pas une « option ».

 

Cet enseignement sera choisi parmi les disciplines suivantes : latin, grec, (troisième) langue vivante, enseignement artistique.

 

Cet enseignement permettra de :

-         Compenser le déséquilibre entre la diversité des disciplines scientifiques et celle des disciplines littéraires dans le tronc commun de Seconde, puis entre les familles du Cycle terminal (l’actuelle série L comprend moins de disciplines que les séries ES et S, même si ces disciplines sont étudiées de façons plus approfondies) ;

-         Remettre la culture générale au cœur du lycée général ;

-       Limiter mécaniquement la déperdition de latinistes et d’hellénistes entre la Troisième et la Seconde.

 

Il sera dispensé pendant toute l’année, l’APL étant hostile à la semestrialisation des enseignements.

 

La mise en place de cet enseignement implique la disparition des actuelles « options de détermination », dont l’utilité est plus qu’incertaine et dont le faible apport peut naturellement être pris en charge par les cours de sciences notamment. En ce qui concerne l'enseignement général, les disciplines scientifiques traditionnelles (mathématiques, physique, sciences de la vie et de la terre) suffisent en effet pour que les élèves vérifient leur inclination.

 

Les programmes de langues anciennes, celui de l’éventuel enseignement de culture antique du tronc commun et celui de français devront être chevillés afin que ces enseignements se complètent et se renforcent, et afin de manifester l’unité de la discipline « lettres ». Ils mettront l’accent sur l’histoire de la pensée et du goût et, surtout, sur les questions intemporellement humaines (la passion, la mort, la nature, le bien et le mal...).