Un mot du président (avril 2006)

Pour ce trimestre et en guise d’éditorial, qu’il me soit permis de remercier les membres du Comité qui m’ont fait confiance en m’élisant président de notre association, de remercier aussi, et peut-être avant tous, Georgette Wachtel de m’y avoir amené, il y a bientôt cinq ans. La valeur humaine et intellectuelle de ses militants, leur dévouement à la cause de l’école et de la culture, leur amour de notre métier et leur soin des jeunes gens qui leur sont confiés, leur humanisme authentique m’ont tôt convaincu qu’il n’y avait pas plus digne endroit pour agir. Car l’A.P.L., dans une période singulièrement hostile à notre discipline, s’est illustrée par sa rigueur et la fidélité à ses valeurs ; elle n’a pas transigé sur les fins, sur sa conception du trivium notamment, elle n’a jamais versé dans la démagogie ni dans la polémique facile, elle a continûment donné l’exemple d’une réflexion exigeante, étayée, spécialement dans notre Bulletin, sur ces mêmes grands textes dont elle défend l’étude.

De cette constance et de cette hauteur de vue, tous nos membres doivent être loués, mais plus encore celui qui, pendant près de vingt ans, avec courage et noblesse, a tenu la barre dans la tourmente : c’est à Henri Guinard que vont, naturellement, mes premières lignes de président.

Romain Vignest