Ida Lupino, Outrage, 1950

Ann, aide-comptable (Mala Powers), vit chez ses parents et va se marier avec Jim (Robert Clarke). Un soir où elle sort tard du travail, elle se fait poursuivre et violer par le barman de l’entreprise, qu’elle ne voit pas. Elle reste choquée, terrorisée par l’environnement et les humains, persuadée d’être la cible de tous les regards. Elle fuit. Commence une errance, ponctuée de rencontres plus ou moins favorables.

Une esthétique de film noir expressionniste dans la lumière et les cadrages, pour un mélodrame très hardi à l’époque de sa réalisation. Lupino, grâce à des moyens purement cinématographiques, parvient à nous faire entrer dans le personnage d’Anne, dont nous comprenons ainsi les réactions. C’est le deuxième film de la réalisatrice, un nouveau portrait de femme soumise à des épreuves, mais aidée par des gens compréhensifs, avec de nouveau des acteurs peu connus mais convaincants. Inutile sans doute de souligner combien le sujet abordé a de résonance avec les préoccupations contemporaines