La Forêt interdite (Wind across the Everglades), de Nicholas Ray (USA, 1958 / juillet 2011).

Le sud de la Floride à la toute fin du xixe siècle. La ville de Miami vient tout juste de naître. Le nouveau garde-chasse de la région, Walt Murdock, est bien décidé à mettre un terme au massacre de certains oiseaux exotiques. Très rapidement il entre en conflit avec un groupe de braconniers. Une œuvre encore méconnue d’un cinéaste pourtant célèbre, auteur de Johnny guitare, La Fureur de vivre… Un film que, comme bien des films classiques, on peut lire à plusieurs niveaux : un plaidoyer pour l’écologie  (Nicholas Ray a fait preuve d’un grand souci documentaire), une fable sur la violence, la nature, la place que s’y donne l’homme, un récit initiatique (les deux personnages principaux ont une dimension symbolique).