Méthode ortho-sémantique

Le professeurLes élèves
Passe directement aux exercices ou lit ou fait lire le premier texte.Lisent ou non le premier texte. Plus les élèves ont de difficulté moins il faut les faire lire à haute voix des phrases, des paragraphes ou des textes. En priorité, il faut donc travailler la reconnaissance automatique des mots et des mots seuls.
Donne une définition d’un mot du champ lexical en indiquant la ligne ou plusieurs lignes. En propose un autre etc. jusqu’à la fin du texte.Trouvent le mot puis les mots, tout de suite ou après plusieurs essais. Les différentes réactivations immédiates font disparaître le souvenir même des erreurs.
Fait récapituler aux élèves la totalité des mots repérés.Récapitulent la totalité des mots à l’oral avec ou sans le texte sous les yeux.
Demande si tous ces mots ont un rapport de sens.Peu à peu ou avec de l’aide, identifient ce premier champ lexical. Les élèves peuvent avoir sous les yeux un tableau des grandes catégories et des différents champs lexicaux.
Procède exactement de la même manière avec les deux autres textes.Suivent les mêmes étapes.
Demande de constituer des intrus, des appariements à partir des trois textes et donc des trois champs lexicaux différents.Proposent deux mots d’un texte et un mot de l’autre/ trois mots d’un même texte/ deux mots d’un texte et deux mots d’un autre / un mot de chaque texte. La classe identifie alors ce qui est intrus, appariement ou appartient aux trois textes.
Demande d’écrire au tableau des amorces de mot en veillant à les répartir en trois colonnes différentes chacune portant sur un champ lexical.Un ou plusieurs élèves écrivent au tableau des mots abrégés. Les autres élèves les complètent à haute voix.
Demande de lire une, deux, trois colonnes à haute voix.Lorsqu’un élève a réussi à lire une colonne, il peut demander à un camarade de lire la suivante etc.
Commence le jeu des colonnes en donnant un mot complet. Les élèves doivent identifier le mot au-dessus ou en dessous.L’élève qui a lu le premier le mot du dessus ou du dessous, propose à la classe un autre mot complet etc.
Établit des records de lecture chronométrée des colonnes qu’il faudra battre au cours de l’année.Si un élève se trompe, il a une seconde de pénalité.
Entame les duels de mots.Deux élèves s’affrontent. Alternativement, ils proposent un mot. Dès que l’un (en trois ou cinq secondes) n’en trouve plus, il abandonne. Le gagnant affronte un autre candidat. Bien sûr, tous les mots peuvent être de nouveau choisis. Etc.
Les élèves, si ce n’est pas déjà fait, recopient la table de lecture au tableau.

Le professeur au cours de l’année (les textes, les champs lexicaux, les tables de lecture s’accumulant) procède à des réactivations. Par exemple, en 30 minutes, la classe peut réactiver 1 000 mots en lisant à haute voix les tables de lecture ou sous forme de jeux.

À un moment qu’il déterminera, le professeur insère les champs lexicaux dans les grandes catégories : corps, lexique affectif, lexique intellectuel, nature, culture. Propose des rédactions en rapport avec les champs lexicaux ou à l’inverse à l’occasion de l’étude d’un texte, des activations ou réactivations de champs lexicaux spécifiques. Propose des auto-dictée de mots. Un élève dit à haute voix un mot déjà étudié, la classe l’écrit, un autre élève en propose un nouveau etc. On peut prolonger l’exercice en les classant dans les champs lexicaux et les grandes catégories.

Ultérieurement ou simultanément, pour renforcer la mémorisation des mots, il est possible d’expliquer ces petits poèmes d’une manière traditionnelle (composition, situation, personnages, ton, style etc.) afin d’associer le souvenir d’une histoire à celui d’un champ lexical.

Enfin, selon les besoins, une telle séance d’apprentissage ou de réapprentissage de la lecture et du vocabulaire peut durer de 20 à 55 minutes. Une réactivation peut durer 5 minutes.